Livre photo: comment faire?

18 01 2008

Voilà, j’ai réalisé un book photo, mon premier afin d’immortaliser un voyage effectué cet été aux USA… Ce livre a été réalisé via Apple Iphoto… et je dois dire que le résultat est plus que bien…

Car outre la qualité du livre qui est très bien (mais pas non plus sans défaut), je dois dire que le fait d’avoir un tel livre entre ses mains avec ses propres photos vous procure une sensation et un bonheur immense (pour tout photographe passionné comme moi)… il est assez grisant (voire addictif) de regarder les photos de son dernier voyage ou tout autre sujet, devenir objet sobre et élégant, dans leur habillage papier glacé.Quel plaisir de pouvoir feuilleter de temps en temps ce livre et faire ainsi remonter des souvenirs cachés.
C’est magique de se retrouver dans un livre. C’est un peu comme passer à la télé. Il y a le côté unique. Et en plus il y a la possibilité de raconter une histoire. On ne risque pas de devoir ramper sous le canapé pour récupérer la photo de la fin qui s’est décollée.

Alors si vous êtes comme moi, passionné de photographie et que vous commencez à accumuler un certains nombre de photos, surtout de vos voyages, allez y, jeter vous dans l’aventure…

Il est cependant nécessaire de veiller à organiser un minimum le livre,  à respecter une certaine unité esthétique pour un bon rendu et à bien penser son livre, en respectant certaines règles simple et basique.Je vous propose donc cet article, qui je trouve résume assez bien en quelques points les éléments clés d’un bon livre. 

Principes de base. «Le but est qu’on ne s’ennuie pas quand on feuillette le livre», explique Anne. Conséquence concrète : il faut faire un tri drastique des photos. Ce qui passe par un vigoureux effort sur soi-même pour«changer de regard et se mettre dans la peau d’un lecteur extérieur». Ce travail mental une fois fait, deux attitudes possibles : «Soit on joue la répétition avec cinq photos d’un môme qui danse et qui font un petit chapitre sur une double page, un petit cinéma… Soit on choisit une image de la situation concernée, et une seule.»Trop dur ? Non, condition indispensable. «Sinon, on ennuie férocement son public avec 99 photos de Kévin.» Roland-Yves ajoute : «La sobriété s’impose dans la mise en page.» La couleur et le mouvement sont dans les photos. Donc, «il ne faut pas que la mise en page vienne en compétition avec les images». On s’interdira les photos en biais, en travers, qui se superposent. On ne cèdera pas aux typographies lourdes avec des ombrés. «C’est dans le choix des photos qu’on doit être vivant, pas avec la typo.»

Le rythme. Question clé. Roland-Yves résume : «C’est comme dans une chanson : il faut créer une alternance couplet-refrain.»Traduction : «Une image pleine page toutes les deux ou trois pages c’est bien, ça crée une structure.» Une seule photo pleine page sans qu’on sache pourquoi, c’est loupé. Entre les pleines pages, on peut tenter la double avec quatre photos d’un côté et six de l’autre, «ça brise le rythme». L’idée, complète Anne,«c’est de ne pas avoir tout le temps la même taille». Et, mieux encore, de s’offrir parfois du vide. «Quand on a LA belle photo, on laisse une page blanche à gauche et on place la photo sur ce qu’on appelle la belle page, et qui est toujours la page de droite.»
Des marges, pas de marges ? Là aussi, question de rythme. Il faut varier. Anne encore : «On peut faire voisiner une page sans marge et une autre avec une grande marge et une petite photo au milieu.» On aura soin, toutefois, de ne pas «mettre en petit des images où il y a 25 personnes.» Peut-on faire des mosaïques de photos collées les unes aux autres, sans marge ? Roland-Yves le déconseille : «C’est à éviter parce que c’est plus difficile à réaliser.»Enfin, toujours dans ces histoires de bordures, on se méfiera de cet endroit hautement casse-gueule qu’est le pli central. «En cas de photo sur une double page, rappelle Anne, il faut regarder ce qui tombe dans la jointure. Eviter par exemple que le nez soit noyé dans le pli avec les yeux de chaque côté.»
Quelles teintes pour le fond des pages ? Règle générale: «Toutes les couleurs sont mises en valeur sur du gris» (Anne). Autre généralité : «Choisir dans une palette restreinte pour l’ensemble du livre» (Roland-Yves). Laquelle ? Roland-Yves suggère une méthode : «Mettre toutes les photos ensemble et essayer de prendre une couleur relativement sobre qui se retrouve dans toutes les images.» Anne pense qu’on peut «oser les complémentaires pour certaines photos : un fond rouge pour un jardin vert, un bleu pétard pour un jeu de ballon où on veut que ça bouge». Mais pour un dîner aux chandelles, ambiance sépia obligatoire.

La couverture. «La couverture, explique Anne, annonce toujours ce qu’il y a à l’intérieur ; c’est son boulot.» Donc, en principe, une photo de François et Julie si c’est le livre du mariage de François et Julie. «Mais on peut aussi oser ne mettre aucune photo. Ou seulement le bouquet de la mariée. Un truc qui ne raconte pas tout dès le départ…»

 

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3 responses

22 03 2008
Cordeliauq

nice work, dude

19 09 2008
Musee

Helo, cette précision est pas forcément utile 😉 : pour tout photographe passionne comme moi … en tout cas, très bon billetb ! @+

4 07 2009
livre photo

Très interressant, pourriez vous ajouter des images ou une vidéo du livre photo réalisé ?

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